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22/05/2020

Ikambere face à la crise sanitaire de Covid-19 : des femmes en grande difficulté

Dans le contexte de crise sanitaire, Ikambere a dû revoir son action avec notamment la fermeture de son centre d’accueil de jour entre le 17 mars et le 11 mai 2020. Cette fermeture a privé les bénéficiaires du soutien et du repère quotidien que constitue l’accompagnement proposé dans les locaux de l’association et a suscité de nombreuses angoisses, craintes et interrogations chez les femmes et chez les professionnels.

Pendant la période de confinement, de nombreuses femmes accompagnées par Ikambere ont été plongées dans des situations de détresse du fait de l’impossibilité de se nourrir, de rompre l’isolement ou de se loger en sécurité. L’ensemble de l’équipe a été mobilisée pour adapter l’accompagnement à la situation.

Actions mises en place par Ikambere pendant le confinement :

Distribution d’aides financières et colis alimentaires à IKAMBERE et aux domiciles de plus de 100 femmes, dont les situations financières se sont beaucoup dégradées sur la période (perte d’emplois, absence de ressources, absence d’aide, etc)

Activation du standard téléphonique 7j/7 et appels réguliers avec les femmes pour leur apporter un soutien moral, les rassurer face aux incertitudes liées à la crise et rompre leur isolement.

Mise à l’abri de femmes sans solution d’hébergement ou dont la situation n’était pas compatible au confinement (hébergement chez un tiers dangereux, squat, locaux mal entretenus; etc.) dans des hôtels en Ile-de-France et dans nos cinq appartements passerelles.

Education et suivi thérapeutiques par téléphone afin d’éviter les ruptures de prise de traitement (liées au stress, aux conditions d’hébergement en groupe ou encore à la faim), mais aussi pour veiller à diffuser l’information relative à la crise sanitaire (rappel de l’importance du respect « gestes barrières », en portant une attention particulière aux personnes les plus fragiles que sont les personnes âgées).

« Quand on a annoncé la pandémie en France, j’avais très peur et cette peur s’est empirée quand il y a eu 4 cas de Covid-19 dans mon centre d’hébergement. J’ai eu tellement peur que je n’ouvrais plus les fenêtres, je ne sortais plus pour manger, je restais dans ma chambre. J’étais très isolée et très stréssée. Les assistantes sociales d’Ikambere m’appelaient souvent et me rassuraient. Cela m’a beaucoup aidé. Maintenant je suis plus soulagée, mais je continue à prendre toutes les précautions nécessaires pour me protéger du virus. »

Une reprise des activités essentielle suite au premier confinement

La reprise de l’accueil de jour à Ikambere depuis le 11 mai fait suite à un important travail visant à garantir aux femmes ainsi qu’aux salariés des conditions sanitaires et d’hygiène optimales.

Les repas quotidiens, les ateliers de socio-esthétique et de sport, les groupes de paroles, les rendez-vous individuels et la plupart des services proposés au centre d’accueil de jour ont repris avec une capacité d’accueil limitée afin de respecter les mesures de sécurité.

Des sorties culturelles à Paris, des ballades dans les parcs franciliens et des journées près de la mer sont prévues dans le courant de l’été afin de permettre aux femmes de se ressourcer après une longue période d’isolement.

« J’ai vécu le confinement avec une voisine qui m’a agressée verbalement et physiquement à plusieurs reprises. Nous étions l’une sur l’autre durant deux mois sans avoir la possibilité de sortir et cela dans 9 m². Je ne pouvais pas prendre mes médicaments tranquillement, j’ai souffert. Je suis contente que le confinement soit fini et que je puisse retourner à Ikambere et reprendre une vie presque normale. Heureusement que j’ai pu avoir des colis alimentaires et du soutien de la part de mes assistantes sociales. »

Sortie du film

À l'ombre de la maison reposante​


A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida, l’association Ikambere présente « A l’ombre de la maison reposante », un film de Sébastien Spitz.

Inaugurée en mai 2021, la Maison reposante offre des séjours « Santé, bien-être et sororité » aux femmes vivant en situation de précarité et avec le VIH-Sida. Unique en son genre, la Maison favorise la création du lien entre paires et renforce l’accompagnement global proposé dans le centre d’accueil de jour historique d’Ikambere à Saint-Denis.