• Depuis 18 ans d’activités consacrées au femmes vivant avec le VIH , nous avons accueilli et accompagné 2206 femmes
  • En 2014, nous avons accueilli 117 nouvelles femmes et la file active s’est élevée à 606 femmes
  • IKAMBERE c’est avant tout un lieu d’accueil convivial et chaleureux pour rompre l’isolement

Nos bénéficiaires

  • Description

IKAMBERE reçoit exclusivement des femmes vivant en région parisienne et touchées par le VIH/SIDA. Depuis la création, nous comptabilisons plus de 2150 femmes suivies. En moyenne, nous accueillons entre 25 et 30 femmes par jour. Notre file active dépasse 700 femmes. A noter que les passages du vendredi s’élèvent entre 75 et 100 femmes, et lors des événements comme la fête de Noël ou la Journée de la Femme, 140 à 150 femmes.

Les caractéristiques générales de ces femmes sont :

- Femmes de tout âge issues principalement de l’immigration subsaharienne
- Méconnaissance de la maladie et des risques d’infection de leur entourage
- Faible niveau de formation ou manque d’expérience professionnelle
- Nombreuses responsabilités (mono-parent, enfant(s), logement, restauration etc.)
- Difficultés matérielles multiples
- Volonté de se battre et de s’intégrer malgré la maladie

En effet, d’après les dernières enquêtes menées par l’INVS en 2013, qui concordent avec les données récoltées par IKAMBERE, environ 6.400 personnes ont découvert leur séropositivité en 2012 (en augmentation par rapport à 2011). Parmi ces personnes, 38% sont des personnes nées à l’étranger (dont les ¾ sont nées dans un pays d’Afrique sub-saharienne), 60% d’entre elles sont des femmes et il faut noter qu’environ ¼ de cette population a été probablement contaminée en France. Parmi les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) les plus pauvres qui vivent en région parisienne, la majorité sont des migrants dont plus de 2/3 a un titre de séjour de moins d’un an. Dans cette population, une personne sur cinq a recours à l’aide alimentaire, pas moins de 20% n’ont pas de logement personnel et le taux de chômage y dépasse 24%. Ces chiffres soulignent l’extrême précarité des bénéficiaires d’IKAMBERE. D’après l’étude plus ancienne VESPA 2 conduite en France métropolitaine en 2011, seulement 11,1% des femmes ont un diplôme universitaire et 70,6 % d’entre elles se concentrent dans les niveaux inférieurs au bac. Les ouvriers et les employés sont largement majoritaires dans cette population. Mais si le niveau reste bas l’obstacle majeur à l’accès à l’emploi reste l’exclusion de ces personnes qui peuvent développer avec la maladie une perte de confiance en soi et de motivation dans l’accomplissement d’un projet de vie.

Dans cette population qui est particulièrement vulnérable face à la pandémie certaines représentations et pratiques perdurent malheureusement :

• les malades sont stigmatisées et exclues par leur proche, souvent par leur maris ou conjoint qui les prenait jusqu’alors en charge,
• le VIH/Sida est particulièrement considéré comme une maladie honteuse et condamne souvent les femmes considérées comme adultère,
• les pressions sexuelles sur les femmes rendent extrêmement difficile le recours et l’exigence de l’utilisation de préservatifs sous peine de sévices corporelles ou morales,
• la notion de prise de risque par rapport à la maladie est souvent mal comprise.

Le public accueilli à IKAMBERE est donc en grande majorité constituée de ces personnes orientées par les services hospitaliers (médecins, assistante sociale, sage-femme, psychologue), les centres d’hébergement et les associations partenaires. La plus part sont dans une grande souffrance psychologique engendrée par la découverte de la séropositivité. Le sentiment d’une mort imminente provoque une désorientation et une désorganisation de la personne. C’est à ce moment qu’intervient IKAMBERE pour permettre à la personne de se reconstruire grâce à une approche tout à fait adaptée aux considérations d’ordre culturelles de ces femmes qui savent plus facilement s’en remettre à des femmes dont elles se sentent plus proche. Les échanges avec ses pairs, les témoignages, les interventions des médecins et d’autres professionnels permettent petit à petit à la personne de concevoir de nouveau la vie après l’annonce de la maladie. Ainsi, elle peut envisager de mettre en place un projet de vie (social et professionnel). Les expériences diverses et variées lui permettent d’imaginer une vie sur le long terme. En vivant comme tout le monde à condition d’adhérer au suivi médical et aux traitements.

L’ampleur des problèmes rencontrés par les femmes nous rappelle tous les jours l’importance du travail d’équipe et la nécessité d’une prise en charge globale de la personne tant sur un plan humain que social et professionnel. Certaines de ces femmes n’ont jamais travaillé et rencontrent un grand nombre de barrière à l’entrée du marché du travail :

• Un niveau de scolarisation ou de qualification très bas (certaines femmes ne savent ni lire, ni écrire, quelques-unes ont aussi des difficultés de compréhension de la langue française), peu adapté aux exigences du marché du travail en France.
• Une expérience professionnelle en France parfois limitée, voire inexistante.
• De nombreux problèmes personnels à résoudre (enfants à garder, logement temporaire, difficultés de déplacement, contraintes médicales) qui entravent une recherche d’emploi régulière et efficace, et qui ne permettent pas d’assumer le rythme d’un emploi à plein-temps.
• Le manque de moyens matériels : accès à un téléphone, titres de transport pour se rendre aux entretiens, feuilles de papier, timbres et enveloppes pour envoyer les candidatures…
• Le manque de confiance et d’assurance (barrière de la langue, acceptation de la maladie, méconnaissance de la culture et des usages en France), le découragement face aux nombreuses démarches à effectuer.

Confrontées à des conditions de vie précaires, les femmes subissent une situation d’urgence face à l’emploi. Elles sont prêtes à saisir la première opportunité et n’ont pas les moyens nécessaires à une prise de recul. Ainsi, elles débutent souvent leur carrière en France avec des emplois peu qualifiés. Cependant, elles ont, pour beaucoup, des projets d’évolution sur le long terme, notamment dans les secteurs du secrétariat et de la distribution.

Événement

Soirée rencontres hommes / femmes

  • 23-07-201615:00 à 20:00
  • initialiement prévue le 12 mars

IKAMBERE a le plaisir de vous convier à la rencontre homme/femme qui aura lieu dans ses locaux. Cette soirée est ouverte à tous les hommes et femmes désireux de partager un moment de convivialité autour d’un buffet dînatoire.

SAMEDI 23 JUILLET 2016
au 39 boulevard Anatole France
à Saint-Denis (M° 13 Saint-Denis Porte de paris)
de 15h00 à 20h

Confirmation de votre présence au 01 48 20 82 60

Prochaines rencontres :
- Samedi 17 septembre
- Samedi 10 décembre

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