• Depuis 18 ans d’activités consacrées au femmes vivant avec le VIH , nous avons accueilli et accompagné 2206 femmes
  • En 2014, nous avons accueilli 117 nouvelles femmes et la file active s’est élevée à 606 femmes
  • IKAMBERE c’est avant tout un lieu d’accueil convivial et chaleureux pour rompre l’isolement

Accueil, écoute, accompagnement

  • Présentation

L’accueil et l’accompagnement des femmes infectées au VIH sont les bases du travail d’IKAMBERE.

L’accueil consiste à faire le point avec elles sur leur quotidien, déceler leurs problèmes et rechercher ensemble les solutions appropriées à chacune des situations. Il s’agit alors de les accompagner dans les démarches administratives et les aider à être autonomes, à avoir accès à un emploi et à un logement.

Le premier accueil est assuré par nos assistantes sociales qui déterminent les besoins : besoin d’écoute, de rompre l’isolement, d’accompagnement dans les démarches administratives, d’aide à la recherche d’hébergement, besoin d’autonomie etc. Le service social d’IKAMBERE effectue une dizaine de rendez-vous par jour dans le cadre du suivi social. Le travail d’accompagnement des femmes suivies à IKAMBERE se situe non seulement au niveau collectif mais aussi au niveau individuel pour trouver des réponses adaptées à chaque situation et permettre à chacune d’accéder à l’autonomie (travail, logement). Ce travail attachera d’abord une grande importance à l’accès aux droits pour améliorer les conditions de vie.

Témoignage de Madame F. : Lors d’un entretien, Mme F, qui arrivait pour la première fois à IKAMBERE, s’est confiée à nous en ces termes : « je viens vous voir avec mon sac à main plein de problèmes que j’aimerais vous soumettre : j’ai été orientée chez vous pour manger aujourd’hui car j’avais très faim. Cela fait trois jours que je n’ai pas bien mangé. Puis je n’ai plus là où dormir, médecin du monde m’a donné les premiers soins mais je n’ai pas l’AME, je n’ai pas de papier……… ».

Une hôtesse d’accueil contribue à rendre ce lieu convivial et veille à offrir aux femmes un repas équilibré et chaud, tous les jours pour faciliter la prise de médicaments. Les assistantes sociales accompagnent et répondent à toutes les demandes et préoccupations des femmes. Souvent dans une grande précarité socioéconomique et un isolement total lié au VIH, elles sont accueillies et soutenues dans leurs projets afin de leur permettre d’améliorer leur situation.

Au-delà de l’entretien réalisé lors du premier accueil des femmes, le service social réalise un suivi et un accompagnement de chacune des femmes qui le désire. Ainsi, en lien avec ses partenaires, les assistantes sociales gèrent une pluralité de problèmes. Dans l’objectif de répondre aux besoins des femmes, nous mettons tout en place tel que des réunions d’information thématiques (exemple : atelier d’informations générales sur le logement) afin de rendre les femmes actrices principales de leur projet de vie. Cependant, les problèmes rencontrés par les femmes d’IKAMBERE sont nombreux et divers. Notre but est de répondre tant que possible aux désirs et besoins par un travail de réflexion en collaboration avec nos partenaires et la mise en place d’atelier d’information sur les différentes problématiques rencontrées par les usagers. A IKAMBERE, les femmes se rencontrent aussi autour d’activités qui leur permettent d’échanger et d’être solidaires. Les échanges leur permettent aussi de dédramatiser leurs problèmes, de les hiérarchiser et de trouver des solutions en communs en partageant les expériences.

Le premier accueil est donc assuré par une assistante sociale qui évalue la situation et cherche des réponses appropriées pour chaque situation. L’assistante sociale oriente les femmes vers l’animatrice qui assure le suivi thérapeutique et les femmes peuvent poser des questions sur leurs traitements et leur maladie. Après le premier entretien, les femmes entrent dans un parcours d’accompagnement qui vise une prise en charge globale de l’individu. Elles peuvent alors désormais venir sans rendez-vous pour partager leurs expériences et dédramatiser leur situation en échangeant avec les autres, faire le deuil de l’annonce de la séropositivité et commencer une nouvelle vie, celle de patient atteint d’une maladie chronique.

author

Constat

Aujourd’hui la conjoncture économique oblige certaines structures à cesser ou à réduire leurs activités, ce qui augmente le travail des assistantes sociales auprès des femmes notamment pour celles qui perdent leurs places dans les ACT. Au niveau administratif, certaines femmes retombent dans des situations très précaires, comme par exemple des titres de séjour sans autorisation de travailler avec des menaces de quitter le territoire à la fin du titre de séjour. Tout cela ne peut qu’alourdir leurs souffrances et compliquer l’accompagnement en terme médical, social et professionnel. Il faut noter également des délais très long supérieurs à une année pour démarrer des procédures de régularisation de séjour en Préfecture.

Il est important de noter trois catégories de soutien :

- Le soutien professionnel de l’assistante social : accueil, écoute, accompagnement, recherche de solution.

- Le soutien de l’animatrice qui se situe surtout au niveau de l’écoute, elles peuvent alors bénéficier de l’expérience de l’animatrice qui répond à toutes les questions en rapport avec la maladie puisqu'elle a reçu beaucoup de formation. Son soutien est d’une importance capitale surtout pour celles qui viennent d’apprendre leur séropositivité de voir qu’on peut vivre avec le VIH.

- Le soutien mutuel des femmes : lorsqu’ une femme arrive et que les autres remarquent qu’elle ne se sent pas bien, elles la prennent en charge tout de suite en exposant leurs situations respectives et ce que les femmes s’apportent mutuellement est d’une valeur inégalable et inégalée.

Témoignage de Madame K. : Madame K participe assez régulièrement à l’activité « Image de soi », plusieurs fois par mois, dès qu’elle en a le temps : « J’aime me faire chouchouter, c’est toujours agréable, non ? La socio-esthéticienne me fait les soins du visage, la manucure et me donne des conseils en me disant que je peux ensuite les appliquer chez moi. L’ambiance est toujours agréable, c’est un espace convivial où l’on peut rencontrer d’autres femmes, les écouter et échanger. Je rentre avec beaucoup de leçons sur l’esthétique, j’apprends beaucoup. Après la séance je me sens tellement épanouie. On arrive souvent avec le visage non entretenu et on ressort toute belle, juste avant le weekend ! Après un soin du visage, on se sent aimé, on sent qu’on plait et ça nous rassure beaucoup. Après la pédicure, c’est comme si on sent renaitre ! Ça fait toujours plaisir quand on prend soin de soi, on revit. La socio-esthétique c’est vraiment le partage du bien-être. Elle nous apprend quelle couleur utiliser, comment appliquer les crème sur la peau et quel type de gommage est le plus adapté. Après je peux appliquer les soins à la maison, chez moi avec des amies qui ne viennent pas à Ikambere. Elles ne savent pas pour moi. J’ai l’impression d’avoir quelque chose à leur apporter. A Ikambere, on m’appelle « la Star » et ça fait du bien ! En plus de ça, dans mon travail (Madame O travaille habituellement dans les services de lingerie ou de restauration d’hôtel) ça m’aide bien car je rencontre beaucoup de personnes et il faut être toujours bien présentable.

Événement

Soirée rencontres hommes / femmes

  • 23-07-201615:00 à 20:00
  • initialiement prévue le 12 mars

IKAMBERE a le plaisir de vous convier à la rencontre homme/femme qui aura lieu dans ses locaux. Cette soirée est ouverte à tous les hommes et femmes désireux de partager un moment de convivialité autour d’un buffet dînatoire.

SAMEDI 23 JUILLET 2016
au 39 boulevard Anatole France
à Saint-Denis (M° 13 Saint-Denis Porte de paris)
de 15h00 à 20h

Confirmation de votre présence au 01 48 20 82 60

Prochaines rencontres :
- Samedi 17 septembre
- Samedi 10 décembre

Facebook

©2013 IKAMBERE tous droits réservés. Adaptation Nawak Médias